HAILLOTTE Jules, Joseph, Ernest

Nous ne disposions de peu renseignements sur ce modeste coureur, inscrit sur la liste de ceux choisis pour l’exposition prévue en 2015 à Hem-Monacu. (voir article Tour de France 2015)

Nous ne savons donc rien de lui sinon qu’il participa, en temps qu’indépendant, au Tour de France de 1908 durant lequel il sera contraint à l’abandon à la 3e étape (Metz-Belfort).

Sa fiche matricule du bureau de Toul (Meurthe et Moselle) ne nous en apprendra pas plus. Elle signale seulement qu’il est né le 1er juillet 1887 à Allamps et qu’à l’époque de son service, il était domicilié à Levallois-Perret où il exerçait la profession de garçon de café.

Et les recherches dans les fiches matricules de Paris, où il aurait dû être inscrit n’ont, jusqu’ici, rien donner.

Seule sa fiche de décès nous apprend qu’il servait au 146e R.I. avec le grade de Sergent-major quand il a été tué au combat le 27/02/1916 à Fleury-devant-Douaumont.

Selon le JMO du 146e est, ce jour-là, soumit à un bombardement continuel. Il signale que, dès 6h30, une violente préparation d’attaque est menée par l’artillerie ennemie sur les 1ères lignes, les lignes de réserve, localités et carrefours. Des infiltrations ennemies dans le ravin Ouest de Douaumont et le ravin de la Caillette. Et que le 2ème Bataillon arrête des infiltrations au Sud du Bois de Douaumont.

Voilà donc les circonstances dans lesquelles il aura perdu la vie avec 19 de ses compagnons.

Le sergent-major Jules Haillotte est inhumé à Verdun en la Nécropole nationale « Glorieux » – Tb 120

Sources :
Mémoire des Hommes
Archives départementales de Meurthe et Moselle
Le petit braquet


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GUYON Charles, Emile

Coureur cycliste professionnel de 1913 à 1914, il participe au Tour de France de 1914 qu’il termine à la 43e place. A noter que le départ de ce Tour a eut lieu le jour de l’attentat de Sarajevo et son arrivée seulement 4 jours avant la mobilisation. (*)

Charles, Emile est né le 26 juillet 1889 à Genève. Bien que souvent cité comme coureur de nationalité suisse, il est cependant inscrit sur la liste des appelés de l’armée française en 1910 alors que certaines sources mentionnent qu’il s’est engagé.

Selon sa fiche matricule, à cette époque il habitait La Chaux de Fonds où il exerçait la profession d’horloger. Il fait son service au 149e et en est libéré en 1912. Rappelé à la mobilisation, il passe par le 370e, le 19e Escadron du Train (janvier 17), le 20e (septembre 17), le 105e Régiment d’Artillerie Lourde (octobre1917) avant de rejoindre le 1er Groupe d’Aviation en janvier 1918.

Pour son courage au combat, il a été nommé, en août 1916 à l’Ordre du Corps d’Armée de la 41e Brigade en ces termes :

« S’est distingué en août 1914 à St Marie où, malgré un feu violent d’infanterie et d’artillerie a personnellement assuré le sauvetage d’une pièce de 75 qui sans son intervention serait tombée dans les mains de l’ennemi. A constamment fait preuve d’un très haut sentiment du devoir depuis le début de la campagne en assurant avec un absolu mépris du danger ses périlleuses fonctions d’agent de liaison entre les premières lignes et les divers P.C., notamment aux combats de mars 1915 et avril-juillet 1916 »

Sources :
Archives départementales du Doubs
Wikipédia Tour de France 1914

(*) Sur les 145 coureurs engagés sur ce Tour, 15 seront tués durant la guerre 14-18 et parmi eux Emile Engel, Octave Lapize, François Faber, Henri Alavoine.

FILY Camille, Marie

Il est encore à l’heure actuelle le plus jeune coureur qui participa au Tour de France. En effet c’est âgé de seulement de 17 ans qu’il prend le départ du Tour de 1904. Il fut longtemps classée 9e mais à la suite du déclassement des cinq premiers il occupe un temps la 5e place avant d’être à son tour disqualifié. A noter que ce Tour 1904 a été sujet à de nombreux scandales.

Il prendra également part au Tour de 1905 qu’il terminera à la 14e place. La même année il termine 10e de Bordeaux-Paris.

Né le 13/05/1887 à Preuilly-sur-Claise (Indre et Loire). A l’époque de son service il exerçait la profession de marchand-forain. Sa fiche matricule mentionne qu’il était marié et soutien de famille. Cependant il n’a pas été exempté et l’a effectué au sein du 32e R.I. Libéré de son service en septembre 1910. En août 1914 il est versé au 80e R.I. Il sera tué aux combatx du Mont Kemmel le 11 mai 1918. Son courage lui a valu deux citations.

A l’Ordre de la 63e Brigade le 29 août 1916 en ces termes :
« Détaché comme coureur au poste du colonel, a rempli sa mission avec un sang-froid remarquable. Blessé légèrement par un éclat d’obus qui l’avait enterré, s’est fait lui-même son pansement et a continué son service. Soldat très courageux et énergique. »

Et à l’Ordre du régiment le 28 août 1918 en ces termes :
« Excellent soldat courageux dévoué, s’est élancé bravement le 11 ai 1918 à l’attaque d’une position fortifiée. A été tué en abordant la tranchée ennemie » Décoré de la Croix de Guerre.

5294 soldats français qui sont tombés à Kemmel ou dans les environs reposent dans cet ossuaire.
Seuls 57 ont pu être totalement ou partiellement identifiés.

Sa famille n’a pas été épargnée par le malheur car son frère, Georges avait été tué au combat le 4 mai 1916 à la Cote 304 à Verdun.

Sources :
Mémoires des Hommes
Archives Indre et Loire
Wikipédia