FABER François

Il naît le 26/01/1887 à Aulnay-sur-Iton (Eure) d’un père luxembourgeois et d’une mère de nationalité française. Dans son parcours professionnel il est reprit comme étant coureur de nationalité luxembourgeoise.

Il participe aux éditions du Tour de France de 1906 (il abandonne à la 6e étape) -1907 (il termine 7e) – 1908 (il termine 2e) – Vainqueur du Tour de 1909 – 2e du Tour 1910.

Il termine 12e du Tour de 1911 dont il a gagné le 6e étape après une échappée en solitaire de 260 km. A l’arrivée de cette étape il aura une avance de 10′ sur le second qui n’est autre que son co-équiper Gustave Garrigou. Il termine 14e du Tour 1912, 5e du Tour 1913 et enfin 9e en 1914. Il a couru toutes les éditions au sein de l’équipe Alcyon, excepté celui de 1906.

Engagé volontaire il est soldat de 2e classe au sein du 1er Régiment de la Légion Etrangère. Il a disparu le 9 mai 1915 du côté de Berthonval lors de l’attaque du régiment au lieu dit « Les Ouvrages Blancs » près du Mont-St Eloi (Pas-de-Calais)

François FABER (à droite) et Jean ALAVOINE lors de sa victoire du Tour en 1909

Source de la photo : Bibliothèque nationale de France

ENGEL Emile, Georges

Né le 05/04/1889 à Colombes (Hauts-de-Seine). Il est, à l’époque de son service, mécanicien auto et l’effectue au 72e RI.

Coureur cycliste professionnel de 1910-1914, il participe, notamment au Tour de France de 1911 et en tant que coureur indépendant. Il fera ensuite ceux de 1913 et 1914 et il gagnera la 3ème étape de ce dernier. Il a un frère aîné, Louis, qui sera également coureur professionnel.

Il sera déclaré tué lors des attaques ennemies du 10 septembre 1914. Attaques dont le JMO mentionne qu’elles sont acharnées et les pertes du régiment considérables.

Emile ENGEL (à gauche) en compagnie de François FABER

Source de la photo : Bibliothèque nationale de France

CARTIGNY Albert, Eugène

Originaire des Ardennes, il est né le 14 décembre 1892 dans le petit village de Taillette (situé à 3 km à l’ouest de Rocroi). A l’époque de son service en 1912, sa fiche matricule mentionne qu’il était agriculteur. Tout jeune il avait cependant déjà participé, en temps qu’isolé, au Tour de France et d’après le journal « Auto Vélo », il était destiné à une carrière qui semblait prometteuse. La guerre, hélas, y mis fin.

Un article du dit journal en date du 18 juin 1912 et consacré au Tour de France qui devait se dérouler du 30 juin au 28 juillet, à propos d’Albert Cartigny on peut lire « Albert Cartigny peut encore compter parmi les champions d’avenir. A 17 ans il a fait le Tour de France indépendants. Depuis, ayant acquis une certaine expérience, il progressé étonnamment. C’est un petit gars qu’il faudra suivre de très près dans la grande randonnée. »

Dans un autre article du même journal en date du 29 mai 1915, on peut lire :« Albert Cartigny un jeune routier qui pourrait bien faire parler de lui dans un avenir rapproché »

Il participe notamment aux Tours de 1912 et 1913 mais les deux fois il sera contraint à l’abandon.

Il effectue son service au 161e R.I. où il arrive en octobre 1913. En avril 1914 il est nommé caporal. Selon sa fiche de décès et sa fiche matricule, il disparait le 22 septembre 1914 aux combats de Lamorville (Meuse).

(On trouve dans les archives de la Croix-Rouge consacrées à la recherche de prisonniers, une fiche renseignant ses noms et prénoms ainsi que son régiment et compagnie. Mais les dates de sa disparition ainsi que le lieu ne correspondent pas à celles fournies par l’armée française. Cette fiche mentionne « probablement disparu dans les combats près d’Etain (Meuse) des 22 au 26 août. » Le 161e R.I. s’est en effet battu à Mercy-le-Haut à 30 km au N.E d’Etain et à ces dates).